Intuition, imagination, mental… Discerner si l’on est bien en train d’intuiter ou de s’égarer sur des chemins de traverse de l’égo n’est pas une mince affaire. Bien qu’il n’y ait pas de recette miracle en la matière, on peut s’appuyer sur quelques repères clé pour y voir plus clair.

Faire la différence entre une intuition « vraie » et « fausse », est délicat, de part la nature même subtile et évanescente du sixième sens.

L’un des principaux freins rencontré à l’épanouissement de notre intuition est le manque de confiance en elle. Et pour cause : tout le monde sait que notre « petite voix » n’est pas toujours si fiable, et qu’elle peut parfois se tromper… Pourtant, si l’on y regarde de plus près, intuition et « faux », ça sonne comme un contre sens. Le philosophe Edouard Le Roy estime de son côté que « toute vraie intuition est une intuition vraie. » Et de poursuivre : « Le seul problème consiste à discerner dans quels cas on se trouve bien en face d’une intuition authentique, non d’un simulacre ». Faire la différence entre une intuition authentique et un « simulacre », c’est à dire une intuition « fausse », est délicat, de part la nature même subtile et évanescente du sixième sens. Ce discernement tient d’abord à notre propre expérience, permettant de valider, à posteriori, si c’était de l’intuition ou pas. C’est le fameux « je le savais! » accompagné parfois d’amertume. On peut cependant booster cet apprentissage naturel en passant son intuition au crible de quelques points clé:

  • L’intuition « vraie » est spontanée, elle surgit de manière immédiate, sans crier gare.
    Elle se manifeste souvent hors contexte, lorsque par exemple, on est occupé à des activités neutres en émotion comme faire les courses, prendre sa douche, faire du bricolage, buller… Bref, lorsque le cerveau est détendu, mobilisé dans une activité qui le plonge dans un état de « flow » où l’on oublie tout et l’on perd la sensation de temps. L’intuition n’est donc jamais, par définition, le résultat d’un travail de réflexion ou de déduction de la raison. Elle en est même à l’opposé puisqu’elle est la capacité de capter une information sans passer par le cerveau pensant.
    A noter : lorsqu’on travaille volontairement son intuition, on peut l’inviter en soi, elle surgit alors à notre demande.
  • La voix de l’intuition vraie est très fine, fugace et le plus souvent quasiment inaudible.
    Contrairement au mental, -ce fameux petit vélo de pensées intérieures qui lui se fait facilement entendre-, la voix de l’intuition nécessite une prise de conscience, une mise en lumière volontaire pour que l’on s’arrête dessus. Elle peut se manifester par des images intérieures très rapides surgissant en nous comme un flash plus ou moins net , une pensée éclair qui traverse la tête, des sensations corporelles plus ou moins diffuses passant pour la plupart inaperçues. L’intuition peut alors dans ce cas être confondue avec de l’imagination… qu’il convient cependant d’accueillir pleinement. Dans les faits, la frontière entre imagination et intuition est très fine, voire inexistante.
    A noter : Dans ces cas très particuliers, la voix de l’intuition est plus forte que celle du mental, comme dans les insights, ou intuitions « géniales » de type Eurêka . Celles-ci se manifestent par un éclair de de compréhension bouleversant pour la personnes s’accompagnant d’un sentiment d’absolue certitude.

  • L’intuition a la sérénité de la vérité.
    Lorsque l’intuition surgit, elle est en elle-même dénuée d’émotion parasite comme la peur, la colère, le jugement, la critique, la tristesse, le dénigrement, la rumination etc. Une intuition vraie est comme une parenthèse hors du temps, elle revêt une forme de neutralité et s’accompagne d’un sentiment de force intérieure, de cohérence, de « justesse », d’être « en phase », « aligné », et ce même si la voie dessinée par l’intuition présente des difficultés à surmonter ou indique un danger à fuir. Par ex, vous avez l’intuition qu’un proche est en danger avec un groupe de personnes. Vous ne ressentez pas physiquement la peur, mais vous avez une information intuitive de l’existence d’un danger.
    A noter : la sensation de neutralité qui accompagne l’intuition peut aller jusqu’à une expérience de grâce intérieure et de connexion spirituelle.
  • Quand l’intuition nous pousse à l’action, si on la suit, il nous arrive des choses justes pour nous.
    En effet, une des fonctions de l’intuition est de nous guider sur notre chemin de vie en nous orientant vers les bonnes décisions. Pour autant, les conséquences de ces décisions ne sont nécessairement agréables. C’est le cas par exemple lorsque notre intuition nous crie de quitter un job dans lequel nous ne nous épanouissons plus, ou un conjoint avec qui nous sentons que nous avons terminé un cycle. Si nous le faisons, nous pouvons nous rendre compte plus tard que suivre cette intuition nous a été favorable sur notre chemin de vie, voire dans certains cas, décisive.
    A noter : L’intuition est exactement comme une meilleure amie qui nous veut du bien : elle peut parfois aller à l’encontre de ce que nous aimerions entendre, mais elle le fait pour notre bien. L’intuition est fondamentalement bienveillante pour nous-même et autrui.

Utilisez ces répèrer pour affiner la perception de votre propre intuition, mais sans vous y attacher trop non plus… Acceptez à certains moments de ne pas savoir et de lâcher prise, c’est encore le meilleur moyen pour vous connecter à votre intuition !

Isabelle Fontaine

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